Quelques doutes

22 juin 2010 at 19:09 (Lecture/Ecriture)

Ce qu’il y a de terriblement frustrant pour un auteur, quand il lit de très bons livres, c’est que malgré le fait qu’il s’en nourrit pour satisfaire son imagination (et ses plaisirs de simple lecteur), il voit se décomposer l’idée fabuleuse qu’il s’était fait de son histoire et réalise qu’en fin de compte (in fine), elle n’est pas si géniale que ça.

Pour situer, remettre dans le contexte (in situ),  je suis en train de lire Dune (tome 2), et la qualité de l’intrigue est telle que ça me démotive complètement. Mon histoire est tellement nulle à côté de ça ! Va-t-il falloir que je ne lise que des romans de gare pour retrouver du courage ?

Un exemple ? Dès le début, le Grand Méchant expose son plan diabolique… et ça ne casse même pas le suspense, bien au contraire ! Un autre exemple ? Il y a plein de détails, des intrigues dans les intrigues, une langue inventée, des poèmes… Pas énormément de descriptions (ce n’est pas du Proust) mais les actions, les dialogues… compensent largement ! Tout un univers inventé, complet et envoutant. D’accord, comme tous les romans de SF, mais celui-là EST le meilleur… et ça fait mal ! Parce que ce que j’écris n’est pas aussi bon, pas aussi fouillé, pas aussi intrigant !

Bon, j’ai fini de m’apitoyer. Comme ci-dessous, en fait, j’ai continué d’avancer :

61.727 / 100.000 words. 62% done!

COURAGE !

Mais je pense que je vais revoir pas mal de choses, retravailler les intrigues. Même quand on arrive au bout du 1er volume, faut finalement revoir certaines choses. Pas tout, évidemment (les intrigues ne sont pas encore toutes dévoilées, donc ce sera tout à fait mineur, mais les détails sont importants !)

Sinon, je suis content, je me suis acheté A l’ombre des jeunes filles en fleurs, j’ai trouvé celui des éditions Gallimard NRF (Nouvelle Revue Française). Vous savez, celui avec le liseret rouge tout autour. Une jolie édition ^^

Non, je ne suis pas un fétichiste des couvertures de livres (dis celui qui, dès qu’il tient un livre entre ses mains, renifle l’odeur des pages.) ça me fait penser, y’a pas si longtemps, j’ai tenu un livre dont les pages sentaient bizarre. Vous savez, c’était pas l’odeur des vieilles pages, celle qui est épicée, qui sent le parchemin. Ce n’était pas non plus l’odeur d’alcool des livres neufs avec le papier d’un blanc parfait. C’était une odeur bizarre que je n’avais pas encore sentit.

2 Commentaires

  1. river a dit,

    Euh…. bin, c’est sûr! Si tu commences à comparer ton livre avec des livres que personne ne connais…. et qui sont réputés des “invendus de librairie”!!!

    Allez ! tu peux le faire !!
    bises

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